L’ANXIETE DE PERFORMANCE – Psychothérapie Valenciennes

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L’anxiété est un état d’appréhension, de tension ou de malaise qui provient de l’anticipation d’un danger, dont la source n’est pas toujours reconnue consciemment. Plus spécifiquement, l’anxiété se compose de sentiments subjectifs (peur), de pensées  anxiogènes, d’activation physiologique telle l’augmentation de la pression sanguine et de réponses physiques et comportementales comme l’insomnie. L’anxiété est un signal, une réaction à un danger réel ou imaginé.

Symptomatique d’une société où la performance et la réussite individuelle sont extrêmement valorisées, l’anxiété de performance est reliée à la peur de l’échec et se caractérise principalement par une forte appréhension face aux évaluations ou à toute autre situation où l’on peut se sentir jugé.

Elle peut se traduire de plusieurs façons : stress élevé aux examens, panique ou crises d’angoisse avant les évaluations, perfectionnisme exagéré dans l’étude, ou une panoplie de troubles somatiques à l’approche des échéances (migraines, troubles digestifs, etc.). Sans oublier ceux et celles qui n’osent pas entreprendre de projets dont l’issue est incertaine (comme les études universitaires), par peur d’être confrontés à un échec éventuel. Mais on retrouve surtout, à la base, un ensemble de croyances sur la performance et la réussite qui rendent la seule idée d’un échec intolérable.

Un niveau modéré d’anxiété peut mener à une performance optimale, tandis que la performance se détériore si ce niveau est trop bas ou trop élevé. Lors d’un examen, par exemple, un souci exagéré du passage du temps, la revérification constante des réponses ou actions, ainsi que des pensées irrationnelles et négatives, du genre j’ai tout oublié ; je vais échouer, augmentent le niveau de stress, nuisent à l’attention et à la performance et empêchent la personne de se rappeler des apprentissages en mémoire.

En fait, tout est une question d’attitude et de croyances.

Parmi les étudiants ou collaborateurs fortement anxieux, plusieurs auraient tendance à attribuer leurs échecs à des facteurs internes (leur incompétence ou le fait de ne pas étudier assez fort), et leurs succès à des facteurs externes (la chance, la facilité de l’examen), ce qui perpétuerait le cercle vicieux où la personne ne peut jamais être satisfaite de ses efforts ou avoir confiance en ses habiletés, et continue donc d’être anxieuse à l’examen suivant.

GRANDE PEUR DE CETTE PERSONNE ANXIEUSE : Ce qu’elle recherche, au-delà du succès, c’est de prouver sa valeur. Une des grandes peurs des anxieux de performance est que leur valeur / leur égo soit menacé, la peur d’avoir l’air moins bon, moins capable , d’être rejeté ou paraître plus vulnérable prend dans toute la place dans l’esprit.

EXEMPLES DE PENSEES IRATIONNELLES : je dois être parfait pour être aimé, j’ai eu 16 sur 20 à mon examen donc je suis nul , je suis moins capable que les autres car j’ai de moins bonnes notes , j’ai été embauché mais mon patron va comprendre que je suis une arnaque , si je fais une erreur au travail tout le monde va me rejeter , si je me trompe ils vont dire que je suis débile…..

La personne anxieuse ne croit pas, au fond, pouvoir être aimée simplement pour ce qu’elle est, et sent que sa valeur dépend uniquement de ses réussites et de ses réalisations, de ce qu’elle fait. Tant que cette confiance de base n’est pas assurée, elle aura beau accumuler les preuves de ses capacités, récolter des médailles, l’exercice sera toujours à recommencer. Quoi qu’elle fasse, elle ne se sent jamais à la hauteur de ses idéaux de réussite.

L’anxiété de performance serait un trait de personnalité, une disposition latente à réagir aux situations d’évaluation, qui n’attend qu’un contexte propice pour se déclencher. Mais l’anxiété de performance ne débute pas à l’université.

En fait, elle commencerait à se développer dès les années préscolaires et scolaires, et prendrait naissance dans l’interaction entre l’enfant et ses parents, en particulier lorsque la « performance » de l’enfant ne correspond pas aux attentes – souvent irréalistes -d’un parent toujours insatisfait. L’enfant peut intégrer et faire siens les critiques et jugements parentaux (qu’ils soient exprimés de façon implicite ou explicite), ou encore réagir à l’indifférence du parent, et vivre des sentiments d’hostilité, de culpabilité et de frustration. Ces sentiments, non reconnus et accumulés intérieurement, peuvent se traduire en anxiété. L’enfant qui se sent incompétent sera donc plus anxieux et vivra un découragement croissant face à son incapacité à répondre à des exigences trop élevées pour lui. Il recherchera constamment l’éloge et tentera à tout prix d’éviter la critique et l’échec. S’il n’a pas le soutien positif nécessaire pour développer une confiance solide en sa valeur et sa compétence, l’enfant apprendra de plus en plus à s’évaluer en fonction de gains extérieurs comme les notes et les récompenses. Ce manque de conviction interne en sa valeur personnelle ira de pair avec une pauvre estime de soi et un sentiment profond d’inefficacité.

Les personnes anxieuses de leur performance auront tendance à travailler deux fois plus fort afin d’augmenter leurs chances de réussite. Malheureusement, et c’est là où l’anxiété de performance devient un cercle vicieux, ces étudiants ont souvent un niveau de réussite plus faible que les autres, écart qui s’accentue plus la tâche est difficile. Ils ont parfois développé de moins bonnes habiletés d’étude – dictées par leur souci de réussite parfaite – pour lesquelles ils tenteraient de compenser en étudiant encore plus longtemps, mais de façon inefficace parce que trop perfectionniste.

DU PAIN BENI POUR LES PATRONS : les anxieux de performance donnent tout, ils sont performants ( même si eux n’y croient pas ) , ils ne s’arrêtent pas facilement, endurent longtemps jusqu’à épuisement total qui les rend non rentables aux yeux de l’entreprise et jusqu’à la dépression ou au burnout.

 

REPRENDRE LE POUVOIR SUR SON ANXIETE

Accepter qu’on ne pourra pas tout savoir parfaitement, et donc ne plus se mettre la pression de relire cinq fois un même livre et d’en mémoriser chaque détail (ce qui de toute façon est une attente irréalisable), se permettre des activités extérieures à l’étude ou moins se comparer aux autres et suivre son propre rythme d’apprentissage en respectant ses limites personnelles.

La personne anxieuse a surtout besoin d’obtenir du soutien, de clarifier ce qu’il vit et de prendre conscience des peurs et croyances qui alimentent son anxiété, avant d’arriver à la diminuer. Pour comprendre et contrôler l’anxiété, il faut aussi réfléchir à la peur inconsciente qui y est liée. Par exemple, la peur réelle face à une évaluation peut être amplifiée par la croyance qu’un échec reflétera la valeur personnelle de la personne, et lui prouvera qu’elle est un échec ; ce qui peut être la conviction intime à la base d’un si grand besoin de réussite.

 

ET LA TCC ?

En TCC , nous travaillerons sur les pensées automatiques et les croyances inconditionnelles avec la restructuration ou encore l’exposition aux prévisions :

  • TCC de première vague en s’exposant à ses peurs ou s’exposer aux prévisions
  • TCC de 2eme vague en restructurant les pensées et éventuellement travailler sur les schémas
  • TCC de 3ème vague avec pleine conscience , respiration et relaxation

 

Extrait de vies à vies …

Manuella Yvano – Myhappychange.com – 0615890945

 

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