
Phobies et anxiété : comment l’exposition en TCC aide à sortir du cercle de l’évitement ?
Une phobie ne se résume pas à une simple peur. Chez certaines personnes, l’anxiété devient si intense qu’elle conduit progressivement à organiser sa vie autour de l’évitement : ne plus prendre l’autoroute, éviter l’avion ou les transports, refuser certaines sorties, fuir les lieux très fréquentés, ne plus prendre la parole en public ou éviter toute situation susceptible de déclencher une crise d’angoisse.
Sur le moment, éviter procure un soulagement. Pourtant, ce mécanisme peut contribuer à maintenir le trouble anxieux : chaque évitement empêche le cerveau de faire de nouveaux apprentissages face à la situation redoutée.
C’est précisément l’un des mécanismes travaillés en TCC – thérapie cognitivo-comportementale.
Pourquoi l’évitement entretient-il l’anxiété ?
Lorsqu’une personne ressent une peur intense, elle peut développer des pensées automatiques telles que : « Je ne vais pas y arriver », « Je vais perdre le contrôle », « Je vais faire une crise d’angoisse », « Tout le monde va voir que je suis anxieux ».
Pour diminuer son inconfort, elle évite la situation ou utilise différents comportements de sécurité : demander constamment à être rassurée, rester près d’une sortie, être systématiquement accompagnée, contrôler ses sensations ou quitter rapidement la situation.
Le soulagement immédiat renforce alors l’idée que l’évitement était nécessaire.
Le cercle peut devenir :
Peur → évitement → soulagement → maintien de la peur → nouvel évitement.
L’exposition en TCC : apprendre autrement plutôt que simplement « affronter sa peur »
L’exposition en TCC ne consiste pas à jeter brutalement une personne dans la situation qu’elle redoute.
Le travail thérapeutique vise plutôt à construire des expériences adaptées permettant de confronter progressivement les prédictions anxieuses à la réalité.
Selon la problématique, l’exposition peut concerner une situation extérieure, mais également les sensations corporelles redoutées lors des attaques de panique, ou encore certaines situations sociales dans l’anxiété sociale.
L’objectif n’est donc pas nécessairement d’attendre que l’anxiété disparaisse totalement avant d’agir. Il s’agit aussi d’apprendre : « Je peux ressentir de l’anxiété sans être obligé de fuir. »
Progressivement, la personne peut retrouver davantage d’autonomie et reprendre des activités abandonnées à cause de la peur.
TCC, thérapie des schémas et gestion des émotions
Chez certaines personnes, l’anxiété s’inscrit également dans des mécanismes plus anciens : peur de l’échec, sentiment d’imperfection, honte, besoin de contrôle, exigences élevées, peur du jugement ou troubles de l’attachement.
La thérapie des schémas peut alors compléter le travail en TCC afin de mieux comprendre les croyances profondes qui donnent autant de force à certaines situations.
Des outils de gestion des émotions, de pleine conscience ou issus de la TCD – thérapie comportementale dialectique peuvent également aider à observer les pensées et les sensations sans réagir automatiquement par l’évitement.
Thérapie TCC à Valenciennes : reprendre progressivement sa liberté
J’accompagne à Valenciennes des personnes confrontées à l’anxiété, aux phobies, à l’anxiété sociale, aux crises d’angoisse, aux attaques de panique et à différentes formes de détresse émotionnelle.
La psychothérapie permet d’identifier les mécanismes qui entretiennent la peur et de construire progressivement de nouvelles réponses grâce notamment aux TCC, à la thérapie des schémas, à la TCD et au travail de gestion des émotions.
Le but n’est pas de devenir une personne qui n’a plus jamais peur. Il est de ne plus laisser la peur décider à votre place.
